Un PC peut démarrer normalement tout en perdant l’accès à Windows Update. À partir de 2027, certains PC et serveurs Windows qui n’auront pas reçu les nouveaux certificats ne pourront plus obtenir de mises à jour par ce canal. Le problème se prévient dès maintenant : mieux vaut vérifier son parc que découvrir une machine oubliée au moment de l’échéance.
Deux échéances, mais pas de panne générale de Windows
Le 17 mai 2027 et le 19 juin 2027 sont les deux dates à retenir. Elles marquent des échéances différentes, selon les certificats et les versions concernés. Aucun arrêt général de Windows n’est prévu.
Le risque concerne certains PC et serveurs qui n’auront pas reçu les nouveaux certificats : ils pourraient alors perdre l’accès à Windows Update. Ils continueront de fonctionner, mais ne recevront plus les mises à jour diffusées par ce canal.
Une porte se ferme, mais la maison ne s’éteint pas. Pas de panne générale.
Attendre 2027 serait une mauvaise stratégie. Les certificats arrivent avec les mises à jour de sécurité mensuelles : les administrateurs ont donc le temps de préparer les postes et les serveurs. Mais une machine oubliée dans un placard ou isolée du réseau peut passer entre les mailles du filet.
La version de Windows change la marche à suivre
Sur un PC équipé de Windows 11 25H2 ou d’une version ultérieure, aucune action particulière n’est annoncée. Pour Windows 11 24H2 et Windows Server 2025, la mise à jour de sécurité de septembre 2025, ou une version plus récente, doit être installée.
Pour les autres éditions encore prises en charge, le seuil est différent : il faut installer la mise à jour de sécurité de juillet 2026 ou une version ultérieure. Ces repères ne sont pas interchangeables. La version de Windows compte autant que la date d’installation, comme l’étiquette d’un dossier qui évite de traiter tout un classeur de la même façon.
Sous Windows 10, tout dépend aussi de l’inscription au programme ESU pour continuer à recevoir les mises à jour. Un PC qui démarre n’est pas forcément bien suivi. C’est la version qui tranche.
Un inventaire maintenant, plutôt qu’une alerte au dernier moment
Commencez par recenser les PC et les serveurs, leur édition de Windows et la date de leur dernière mise à jour de sécurité. Comparez chaque machine au seuil qui la concerne, puis repérez celles qui ont pris du retard. Dans un parc hétérogène, un tableau par version sera plus utile qu’une liste générale de machines simplement indiquées comme « à jour ».
Pensez aussi aux postes rarement connectés, aux appareils hors ligne et à ceux gérés par WSUS. Dans ces environnements, une mise à jour approuvée n’est pas forcément installée sur chaque machine. Vérifiez directement sur les appareils et relancez le déploiement si nécessaire.
L’expiration d’un certificat ne condamne pas un PC, mais elle rend le calendrier de maintenance très concret. Le bon réflexe : faire l’inventaire maintenant, puis le reprendre avant chacune des deux échéances.
Un serveur oublié ne fait pas de bruit. Jusqu’au jour où Windows Update se tait.