Le 14 octobre 2025, Microsoft a coupé les vivres à Windows 10. Pourtant, un PC sur six dans le monde tourne encore avec cet ancien système. Pour les hackers, c’est un peu comme un buffet gratuit.
Windows 10 toujours présent, un risque multiplié par trois
Windows 11 équipe désormais 78,8 % des ordinateurs, mais 16,9 % restent bloqués sur Windows 10. C’est une baisse spectaculaire par rapport aux 50 % de mi-2025, mais le mouvement ralentit.
Ces machines concentrent en moyenne 1 903 failles de sécurité actives, contre seulement 652 pour un PC sous Windows 11. Les deux tiers de ces vulnérabilités sont classées critiques ou élevées.
Pourquoi ces machines sont une cible facile
Le taux de failles réellement exploitables par des pirates grimpe de 70 % par rapport à Windows 11. Chaque brèche ouvre une porte d’entrée supplémentaire aux attaquants.
Les secteurs de la santé et du commerce affichent les taux les plus élevés, avec 23 % de machines concernées chacun. Les petites entreprises résistent davantage que les grands groupes.
Le vrai problème : un blocage psychologique plus que technique
Contrairement aux idées reçues, le matériel n’est pas en cause. Seuls 2,8 % des ordinateurs analysés échouent aux prérequis de Windows 11.
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Alors pourquoi cette résistance ? Beaucoup d’utilisateurs craignent le changement ou ne veulent pas investir dans un nouveau PC. Mais l’argument technique ne tient plus.
Les solutions de rattrapage : ESU et migrations tardives
Microsoft protège encore les particuliers restés sous Windows 10 jusqu’en octobre 2027, grâce au programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU). Les entreprises payantes tiennent, elles, jusqu’en octobre 2028.
Les retardataires disposent donc d’un répit, à condition de ne pas le confondre avec une immunité. Car les failles zero-day, elles, ne préviennent pas.
Source: www.phonandroid.com