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Las de Windows 11 et de l’IA, j’ai sauté le pas vers Linux — un choix que je ne regrette pas une seconde

Philippe Banquet 3 min de lecture
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Windows 11 et moi, c’était une longue histoire qui a mal tourné. Entre les fenêtres de consentement, l’IA qui s’invite partout et l’explorateur de fichiers qui rame, j’ai fini par regarder ailleurs. Un an après mon passage à Linux, voici ce que j’ai appris, et pourquoi je ne reviendrais pas en arrière.

Windows 11, l’IA et la goutte d’eau qui a tout fait déborder

Mettons-nous d’accord sur un pré-requis : Linux n’est pas la solution pour tous les utilisateurs fâchés avec Microsoft. Certains créatifs ne peuvent pas transférer leurs méthodes de travail sur des équivalents libres, même si la suite Adobe sur Linux devient peu à peu une réalité. Et Redmond garde une compatibilité matérielle sans commune mesure, ce qui pèse lourd dans un parc d’entreprise.

Mon cas était plus simple. Mes journées perso se résumaient à consulter mes mails, écrire et naviguer sur le web. Alors qu’est-ce qui me retenait vraiment?

Chaque nouvelle fournée de mises à jour ajoutai des fenêtres de consentement, de la télémétrie et des rappels de Copilot. J’avais l’impression de louer mon propre ordinateur à une firme qui me surveillait. Imaginez cuisiner chez vous avec un inconnu planté derrière votre épaule!

Quelle distribution Linux choisir après Windows 11?

Il existe autant de bonnes distributions que d’utilisateurs, chacun ayant sa petite idée de ce qui convient. Côté famille Debian, Linux Mint reste la porte d’entrée la plus conseillée aux débutants. Zorin OS 18 pousse la douceur encore plus loin, avec une interface visuellement très proche de Windows 11.

Les développeurs jurent souvent par Fedora pour sa stabilité et sa fraîcheur. Ma première aventure, c’est justement Fedora 42 posée sur un Framework 13, avec des pilotes pas toujours mûrs à l’époque. Aujourd’hui, Fedora 43 fait tourner mon Framework 12 les jours où j’ai simplement envie que ça fonctionne.

Quand l’envie d’expérimenter prend le dessus, je passe sur CachyOS. Cette distribution basée sur Arch Linux vise la pointe de la nouveauté, avec des pilotes graphiques frais et la couche Proton. L’Hexagone n’est pas en reste, la communauté Gaming Linux France a sorti sa propre distribution GLF OS.

Jouer sur Linux en 2026 : Proton a changé la donne

M’adonner aux joies vidéoludiques sous Linux a longtemps été un casse-tête sans nom. La contribution monumentale de Valve avec Proton, une sorte de Wine pensé pour le jeu, a tout bouleversé. Risk of Rain 2, Pillars of Eternity ou Arc Raiders se lancent d’un clic via Steam, sans attendre une hypothétique version native.

Il reste des exceptions, et pas des moindres. Les titres qui s’appuient sur un anti-triche agissant au niveau du noyau, comme Battlefield 6 ou Fortnite, sont tout simplement incompatibles.

Du côté du matériel, les pilotes AMD offrent une petite avance à Radeon face à Nvidia à configuration égale. Les verts s’y mettent doucement quand même, avec une application GeForce Now native pour Ubuntu. Un consortium de développeurs, dont Bazzite et la branche Linux d’Asus ROG, vient même de lancer l’Open Gaming Collective pour pousser les accessoires.

Linux est déjà partout, même dans votre salon

Sans le savoir, vous avez peut-être déjà croisé Linux ce matin. ChromeOS, le système des Chromebook, repose sur un noyau Linux. Tout comme le SteamOS du Steam Deck, qui cache un Arch sous le capot. Et WebOS, l’interface de votre télé LG? Du Linux, encore.

GNOME ou KDE Plasma, l’interface qui vous ressemble

GNOME séduit par son intuitivité, mais se laisse difficilement remodeler selon ses envies. Je me suis donc tourné vers KDE Plasma, plus populaire et surtout bien plus simple à modeler. Des dizaines de thèmes existent pour changer les fenêtres, le lanceur d’applications ou l’écran de connexion.

Cohabiter avec Windows 11 au travail, le vrai défi

Quitter Windows 11 pour mon usage personnel a été facile. Y retourner chaque jour au boulot, beaucoup moins. L’explorateur traîne, Copilot s’incruste dans chaque recoin et la collecte de données continue, malgrés les promesses.

Il faut accepter de chercher ses réponses sur des forums communautaires, souvent bien plus pertinents que ceux de Microsoft. J’ai du tâtonner, casser, réinstaller, recommencer.

Mais pour qui a un peu de curiosité et l’envie d’apprendre de ses erreurs, la solution se trouve souvent ailleurs. Un an plus tard, je regarde mon bureau Linux comme on regarde une bonne pizza napolitaine servie avec la bière parfaite : simple, généreuse, et faite pour durer.

Source: www.lesnumeriques.com

Philippe Banquet

Ingénieur informaticien indépendant depuis plus de vingt ans, Philippe Banquet est spécialisé dans l’administration Linux/Unix, le scripting et le développement en C, Perl et shell. Auteur technique et formateur, il privilégie une approche terrain, claire et pédagogique pour expliquer les systèmes, les réseaux et les environnements professionnels.

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