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Asus ProArt PZ14 : la tablette-PC Windows 11 qui tutoie la perfection

Philippe Banquet 4 min de lecture
découvrez l'asus proart pz14, un moniteur professionnel offrant une précision des couleurs exceptionnelle, une qualité d'image supérieure et un design élégant pour les créateurs exigeants.

Voilà une tablette qui ne ressemble pas tout à fait aux autres. L’Asus ProArt PZ14 tourne sous Windows 11 et vise clairement les créateurs de contenus. Après plusieurs jours à travailler dessus, je vous livre un avis sans détour.

Asus ProArt PZ14 : la tablette Windows 11 taillée pour les créateurs nomades

La gamme ProArt d’Asus ne s’adresse pas à tout le monde. Elle cible les vidéastes, photographes, monteurs et streamers qui ont besoin de puissance sans se balader avec trois kilos de matériel. Le PZ14 remplace le PZ13 lancé un an plus tôt, et il abandonne au passage le look baroudeur de son prédécesseur.

Fini la housse kaki façon expédition dans le désert. Ici, la sobriété domine, avec une finition sombre assez élégante. Sa taille d’écran passe surtout à 14 pouces, ce qui en fait la plus grande tablette-PC tournant sous Windows du marché.

Comptez 1899 € pour la configuration testée, avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. Un tarif qui se situe clairement dans le haut du panier, alors la question mérite d’être posée. Les promesses sont-elles tenues ?

Snapdragon X2 Elite : des performances ARM qui tiennent la route

Sous le capot, Asus a logé le Snapdragon X2 Elite de Qualcomm, un processeur ARM de 18 cœurs épaulé par une NPU pouvant grimper à 80 TOPS. L’indice de performance relevé par notre laboratoire s’établit à 82, un score honorable pour ce format si compact.

Il faut toutefois garder la tête froide. Le même processeur dans un Galaxy Book6 Edge 16 affiche 14 % de mieux, et les montages sous Premiere ou les retouches sous Photoshop restent parfaitement fluides grâce à l’app native ARM d’Adobe. Une tablette aussi fine ne peut pas refroidir comme un châssis de 16 pouces, c’est de la physique élémentaire.

Un écran OLED 14 pouces qui tutoie vraiment la perfection

La dalle affiche 2880 x 1800 pixels, avec un rafraîchissement variable qui grimpe jusqu’à 144 Hz. Sur une image fixe, la fréquence redescend et l’énergie économisée se ressent immédiatement sur l’autonomie. Malgrés une finition brillante, le filtre antireflet intégré réduit de moitié les reflets gênants.

Passée sous notre sonde, la dalle affiche un delta E de 1,5, très loin du seuil de 3 au delà duquel l’œil perçoit les dérives de couleur. La température frôle les 6689 K, un poil au dessus de la norme vidéo, mais deux crans dans le ProArt Hub suffisent à corriger le tir.

481 cd/m² et des noirs profonds : la dalle qui change tout

La luminosité culmine à 481 cd/m², bien au dessus de la moyenne des ordinateurs portables que nous croisons. Ajoutez des noirs absolus et un temps de réponse sous la milliseconde, et vous obtenez une image d’une netteté remarquable.

Pour un photographe qui retouche en déplacement, c’est probablement l’argument numéro un. Le reste du matériel peut toujours se discuter, mais l’écran justifie à lui seul une bonne partie de la facture. Et ça, ça compte.

Clavier détachable, béquille et connectique : la polyvalence à l’épreuve du quotidien

Seule, la tablette pèse 820 grammes, bien trop pour la tenir longtemps à bout de bras. La béquille aimantée qui se fixe au dos accepte le mode paysage comme le mode portrait, et le clavier Bluetooth continue de fonctionner dans les deux cas.

La frappe est franche, rétroéclairée, avec une course généreuse. Petit bémol, le clavier reste désespérément à plat, impossible de le surélever légèrement pour améliorer le confort. Côté ports, on trouve deux USB 4 et un lecteur de carte SD Express 7.0 capable de frôler les 985 Mo/s théoriques.

Autonomie, chauffe et concessions : la face cachée de la ProArt PZ14

La batterie de 75 Wh est une prouesse pour ce format, et notre protocole a mesuré 9 h 44 min d’usage bureautique soutenu. Le ventilateur se fait entendre à 37,5 dB en charge, et le dos grimpe à 45 °C après un quart d’heure d’encodage. Rien d’alarmant, mais ce n’est pas silencieux pour autant.

Le jeu vidéo reste le point faible avec 33 images par seconde sur Shadow of the Tomb Raider en 1920 x 1200. À titre de comparaison, une puce Apple M5 en sort 50 et l’Intel Core X9 388H atteint 60. Qualcomm progresse, mais l’Adreno X90 n’est pas encore au niveau de ses rivaux.

Pas de stylet livré et une réparabilité à néant

Le SA205H compatible coûte 159 € et il n’est pas dans la boîte, ce qui pique un peu quand on parle d’une machine à 1899 €. La prise jack a également disparu, tout comme le chargeur, une mesure imposée par l’Union européenne depuis mai 2026. Pensez donc à l’adaptateur.

Dernier point, et pas des moindres, l’appareil ne s’ouvre pas. L’écran semble collé à sa coque et aucune trappe ne donne accès au SSD, contrairement aux Surface de Microsoft. L’indice de réparabilité de 9,3 sur 10 affiché par Asus reste purement déclaratif.

Reste une conclusion impossible à éviter: cette tablette est excellente pour créer, moins pour jouer, et clairement pas faite pour être réparée. À vous de voir où se situe votre priorité.

Source: www.lesnumeriques.com

Philippe Banquet

Ingénieur informaticien indépendant depuis plus de vingt ans, Philippe Banquet est spécialisé dans l’administration Linux/Unix, le scripting et le développement en C, Perl et shell. Auteur technique et formateur, il privilégie une approche terrain, claire et pédagogique pour expliquer les systèmes, les réseaux et les environnements professionnels.

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